C’est le fonds d’appui financier de l’association
Aujourd’hui, plus 50 clubs d’investisseurs solidaires ont vu le jour à travers la France. Ils sont fédérés par la CISS. C’est plus de 500 personnes qui participent ainsi activement à la caisse d’investissement social et solidaire en nous confiant leur épargne avec le cœur pour venir en aide aux plus faibles et leur donner une chance de s’intégrer par l’activité économique. Les dividendes de cette épargne contribuent quotidiennement à l’amélioration de la qualité de vie des populations en difficulté en France et dans les pays du Sud. Plusieurs porteurs de projets ont aussi bénéficié de notre épargne pour lancer leur entreprise.
Dans nos multiples observations, nous avons remarqué que la pauvreté est une situation sociale qui vulnérabilise l’être humain et l’expose à tous les vices susceptibles de l’éloigner de la dignité. Elle progresse tous les jours et inquiète les politiques. Contrairement à l’opinion que les théoriciens du développement social se faisaient d’elle autrefois, la pauvreté n’épargne plus un seul coin de cette planète .Elle n’est plus l’apanage des seuls pays du Sud. Avec les mouvements migratoires, ce phénomène social est devenu mondial et on peut vivre aujourd’hui les ravages de la pauvreté partout où on se trouve dans le monde. A New York , Paris en passant par Bamako et Lagos.
Cette situation oblige les gouvernements des pays riches à opter pour des systèmes d’organisations socioéconomiques alternantes pour faire face à cette nouvelle donne sociale.
Si l’économie de marché et le capitalisme sauvage ont fortement favorisé le développement industriel du monde, on ne saurait perdre de vue leur ignorance de la situation des plus faibles et l’indifférence qu’ils affichent face aux problèmes des pauvres. Le capitalisme est un système essentiellement retourné vers le profit, la recherche de l’argent. Cette perception encourage l’exclusion et la discrimination. Cette indifférence à la cause des minorités a favorisé l’émergence d’une classe de personnes vivant au dessous du seuil de pauvreté et incapables de se prendre en charge. Il y a donc une urgence de donner le cœur au développement économique en mettant l’homme et l’environnement au centre de l’évolution sociale .Cette prise de conscience intègre un nouveau model économique qui ouvrira la porte à un nouveau capitalisme qui prendra à son tour le nom d’économie sociale et solidaire. C’est l’économie de l’homme, par l’homme et pour l’homme. Ainsi pourra t- on concilier développement humain et prospérité économique. Il s’agira d’investir solidairement sur le développement social afin de trouver une place à tous.
COMMENT Y PARVENIR ?
Si l’on évoque le cas de la France où la diversité de la population a favorisé ces dernières années l’émergence d’une panoplie de nouveaux petits métiers dans les cités, les quartiers populaires et les territoires sensibles. Ces métiers sont issus des grandes métropoles des pays du Sud où l’informel occupe souvent une grande place dans la vie économique. Ils sont souvent très lucratifs et peuvent générer plusieurs abus lorsqu’ils restent exclus des circuits formels de l’économie nationale. On pourra citer entre autres les salons de coiffure, les ateliers de couture, la restauration, les garages automobiles etc… Loin de constituer un quelconque problème dans ces zones urbaines dites sensibles, ces petits métiers présentent un vaste potentiel économique pour les jeunes qui y vivent et peuvent fournir de grandes opportunités économiques pouvant créer plusieurs emplois et favoriser ainsi l’intégration socioprofessionnelle des jeunes en difficulté dans les cités et les quartiers populaires et aussi participer à la prospérité économique nationale et au développement local. L’urgence est d’encadrer ces petits entrepreneurs qui sont souvent exclus des financements des banques traditionnelles qui ignorent beaucoup de leur fonctionnement et estiment la prise en charge de ce type de clients assez coûteuse et pleine de risques. Or, observation faite, l’exclusion de ces petits entrepreneurs met hors des circuits financiers une forte masse financière qui ne passe que par des réseaux informels alimentant parfois toutes formes d’abus et de trafics criminels. A travers les finances et le crédit solidaires, cette catégorie d’entrepreneurs peut trouver son salut et rejoindre des réseaux financiers formels et, non seulement contribuer au fisc, mais aussi et surtout concourir à l’amélioration de leur qualité de vie. C’est pour cette raison que notre association a créé une CAISSE D’INVESTISSEMENT SOCIAL SOLIDAIRE (CISS) . C’est une Fédération de Clubs d’investisseurs solidaires répartis dans toute la France. L’ambition de cette caisse solidaire est tout d’abord de réunir des personnes économiquement exclues autour d’un projet d’entraide mutuelle en vue de trouver une place dans la société. Il s’agit de socialiser ces petits entrepreneurs à travers la micro finance. Connaissant au mieux le fonctionnement de ces petits commerces pour avoir bien observé les acteurs, nous encourageons la création des clubs d’investisseurs solidaires regroupés dans chaque région par un comité régional qui a son tour est membre de la Fédération. Le but étant de créer un fonds de soutien solidaire devant aboutir à un vaste projet de micro finance qui sera un cadre d’inclusion socio économique de ces entrepreneurs exclus en France, en Europe et dans les pays du Sud.
La création d’une Caisse d’Investissement social et Solidaire(CISS) au sein de l’association est une ambition de fonder un réseau de financement solidaire devant d’une part ,servir de fonds de garantie et d’appui financier pour soutenir les projets de l’association, et d’autre part, permettre à cette dernière de créer des richesses et favoriser la création d’entreprises solidaires devant promouvoir l’intégration socioprofessionnelle des personnes en difficulté ici en France et dans les pays en voie de développement à travers des activités d’économie solidaire. Avec le concours de partenaires et associés, cette caisse aura pour mission de fonder AKIBA-FINANCES (qui signifie merci en langue Bantu), une société de capital solidaire sous le principe une personne, une voix. Cette coopérative sera une fédération de clubs d’investisseurs solidaires fondés en petits groupes d’épargnants solidaires pour se soutenir mutuellement et accompagner les petits porteurs de projets dans leurs initiatives de création de petites entreprises de commerce .Elle permettra également à l’association d’investir dans des projets d’économie citoyenne et éthique concourant à l’amélioration de la qualité de vie des populations en difficulté notamment les jeunes en difficulté vivant dans les quartiers populaires. Toute personne morale ou physique, membre de l’association ou pas, ayant souscrit au capital AKIBA-FINANCES, devient sociétaire et membre de cette société d’investissement et peut à ce titre participer pleinement à son fonctionnement en tant que salarié, bénévole ou simple investisseur solidaire.
Ce projet s’articule derrière une problématique fondamentale :
COMMENT RENDRE POSSIBLE LA COLLECTE D’UNE EPARGNE SOLIDAIRE DE PROXIMITE DANS LES DIASPORAS EN FRANCE ET COSTITUER UN CAPITAL MUTUEL DEVANT PROMOUVOIR L’INTEGRATION SOCIOECONOMIQUE DES PERSONNES EN DIFFICULTE EN FRANCE, EN EUROPE ET DANS LES PAYS EN VOIE DE DEVELOPPEMENT ?
- Promouvoir l’entrepreneuriat solidaire au sein des diasporas
- Développer et collecter l’épargne solidaire et éthique en milieux migrants
- Favoriser l’inclusion bancaire des petits porteurs ignorés des banques
- Faciliter l’accès des recalés bancaires aux réseaux financiers formels
- Soutenir les entrepreneurs sociaux à travers le microcrédit
- Financer les réalisations sociales favorisant le développement humain et la protection de l’environnement (commerce équitable, construction des hôpitaux, des orphelinats, des internats, des logements sociaux, le soutien scolaire, des crèches et autres projets d’accompagnement social en France et dans les pays en voie de développement.
- Soutenir l’insertion socioprofessionnelle des femmes mères seules
- Participer activement à l’insertion socioprofessionnelle des jeunes
- Promouvoir le tourisme équitable et solidaire
- Promouvoir la culture, l’agriculture et le développement rural
- Développer le transfert d’argent pour l’investissement social et solidaire
- Promouvoir l’entrepreneuriat collectif
Avec sa vocation d’intégration des catégories sociales n’ayant pas la possibilité d’accéder aux circuits bancaires traditionnels de crédit, parce que ne présentant aucune forme de garantie de remboursement et pratiquant une activité souvent moins connue des financiers traditionnels, AKIBA-FINANCES est une société coopérative de capital solidaire. Elle se doit pour cela d’offrir des produits très pratiques aux porteurs de projets et des souplesses dans les politiques de remboursement. Il s’agit de simplifier autant que possible les modalités d’obtention d’un soutien de la coopérative et de l’accompagnement des petits entrepreneurs pour le financement de leurs projets et le remboursement des crédits en France et dans les pays en voie de développement. AKIBA-FINANCES vise la plus grande simplicité de fonctionnement avec un système d’épargne et de remboursement si simple que nos emprunteurs comprendront immédiatement la démarche et la stratégie qui sera largement communiquée de manière empirique.
- Pendant la période d’expérimentation, les sociétaires bénévoles de la coopérative se chargeront de sillonner les quartiers populaires et les territoires dits sensibles pour mieux identifier les activités socioéconomiques des populations en difficulté qui y vivent.
- Leur mission sera de recruter des souscripteurs et de leur expliquer le fonctionnement de l’économie sociale et solidaire dans la lutte contre le chômage et la pauvreté dans des termes très simplifiés.
- Les pétits souscripteurs devront se mettre en groupe de 10 membres au moins et 20 au maximum (clubs d’investisseurs solidaires), donner un nom à leur club et désigner un Gérant et un Trésorier et solliciter l’assistance d’un conseiller de l’association.
- Chaque club devra fixer son taux d’épargne par semaine. Ce dernier variera ente 10,25 et 50 euros/ semaine selon les capacités des membres du groupe.
- Chaque membre devra souscrire au moins 10 parts au capital d’AKIBA-FINANCES à raison de 15 €/part pour un total de 150 €/membre à travers la CISS. Cette somme représente à la fois une épargne à long terme et une caution de crédit pour tout le groupe. Quel que soit le nombre de parts souscrites par le groupe, il représente une voix à l’assemblée générale. Cet argent peut être versé en une seule fois auprès du Gérant ou déduit de l’épargne mensuelle à raison de 12.50 euros/mois pour constituer en 12 mois les parts du membre sociétaire.
- C’est une épargne à long terme. Les nouveaux membres devront épargner au moins pendant 24 mois. A partir du 25ème mois, ils pourront retirer leur épargne s’ils le désirent. Seulement, la somme de 150 € doit toujours rester comme parts du capital. Cette somme ne peut être restituée au sociétaire qu’en cas de démission ou d’exclusion.
- Cette souscription donne le droit aux membres du groupe de devenir individuellement sociétaires Bénévoles. Ils peuvent épargner par jour ou par semaine auprès des Gérants agréés et solliciter un prêt par le même canal. Tout emprunteur doit recevoir l’aval de son groupe. Car ce dernier est aussi son avaliste.
- Les souscripteurs individuels sont aussi des investisseurs. Ils peuvent épargner directement à la coopérative et solliciter des prêts mais doivent fournir des garanties nécessaires à cet effet. Avec le groupe, aucune garantie n’est nécessaire pour emprunter.
Les Prêts sont accordés sur un an par membre
Les prêts sont compris entre 2000 et 10 000€
Les Traites sont hebdomadaires d’un montant fixe
Le remboursement prend effet un mois après l’attribution du crédit
Le taux d’intérêt est évalué à 20 %
Le remboursement s’élève à 2% par semaine pendant cinquante semaines à raison de 2€ pour 100€ empruntés.
Les ressources financières d’AKIBA - FINANCES ont trois origines principales :
La Caisse d’investissement social et solidaire (Fédération des clubs d’investisseurs solidaires)
L’Epargne pour l’Investissement Social et Solidaire (EPISS)
La Caisse de Solidarité Institutionnelle (CASI)
Les Partenaires, associés et sociétaires
a / Les clubs d’Investisseurs solidaires
Les membres de chaque club peuvent verser leur épargne solidaire chaque fin de semaine auprès des gérants de club. Cette épargne est versée au comité régional une fois par mois. La Fédération se réunit une fois les trois mois pour faire le point et évaluer les projets en cours de financement. Les gérants des clubs sont des tenancières de bistrots, des ateliers de couture, des restaurants, des salons de coiffure, des boutiques, des tontines et de tout autre lieu de grandes rencontres. Leur mission est d’animer le club, de développer une épargne de proximité qui est très efficace dans les quartiers populaires, et enfin de présenter les projets des membres de son club au comité régional pour financement. A partir de dix épargnants solidaires, le Gérant peut contacter le comité de sa région et ce dernier prendra le soin de l’affilier à la Fédération des Clubs d’Investisseurs solidaires auprès du Trésorier général de l’association. Les Gérants de clubs sont des bénévoles chargés de former des groupes d’épargne solidaire dans leur corps de métier, les initier à l’activité qu’ils exercent et de collecter l’épargne. En revanche, pour leurs projets, ces petits épargnants peuvent bénéficier de leur expérience et solliciter des prêts auprès de ces derniers avec l’aval du groupe qui tient lieu d’avaliste auprès de la Caisse d’Investissement social et solidaire. Ces prêts sont remboursables par jour ou par semaine auprès des Gérants qui les acheminent à la coopérative pour faciliter les charges administratives. Comme le souligne YUNUS MUHAMMAD, le banquier des pauvres et fondateur du microcrédit dans son ouvrage intitulé Vers un monde sans pauvreté, La constitution des groupes est essentielle au succès de la coopérative. Prises individuellement, les personnes en difficulté se sentent exposées à toutes sortes de dangers. L’appartenance à un groupe leur donne une sensation de sécurité. L’individu isolé a tendance à être imprévisible et irrésolu. Dans un groupe il bénéficie du soutien et de l’émulation de tous, son comportement devient plus régulier et est plus fiable en matière d’emprunt.
L’émulation exercée par le groupe, plus ou moins discrète, sert de garde-fou à ses différents membres dans la perspective plus large du programme de crédit…..Il est difficile de contrôler les emprunteurs individuels ; c’est beaucoup plus facile s’ils font partis d’un groupe. Aussi, confier la tâche de contrôle initial au groupe diminue le travail des employés et facilite les charges administratives et le groupe y gagne en autonomie. Les demandes de prêts individuels doivent être approuvées par le groupe qui, dès lors endosse une certaine responsabilité. En cas de difficulté, les membres du groupe s’entraident.
Cependant, les prêts sont consentis aux individus eux-mêmes .bien que les responsabilités soient réparties au sein du groupe, chaque emprunteur est responsable techniquement de son prêt. C’est pour cette raison que le Délégué et les membres du groupe doivent être des personnes qui se fréquentent au quotidien et ont le même statut socio économique. L’association se doit donc de les former pour comprendre le fonctionnement de cette coopérative…. Si l’un des membres manquait à ses engagements, aucun autre ne peut obtenir de crédit. En pratique, lorsqu’un membre aura des difficultés à rembourser son crédit, les autres membres du groupe s’arrangeront pour honorer les paiements auprès de la coopérative et réinstaurer la confiance. C’est la culture de la solidarité. Si le groupe a des ennuis avec un membre ne pouvant rembourser son prêt, au lieu de recourir à la justice et aux avocats pour dépenser inutilement de l’argent, le groupe peut aider à trouver une solution en concertation avec les conseillers de la coopérative
b/ L’Epargne pour l’Investissement Social et Solidaire (EPISS)
Les épargnants pour l’investissement éthique et solidaire sont des personnes physiques ou morales éprouvant un intérêt particulier d’investir dans les secteurs économiques valorisant le développement humain et concourant à la protection de l’environnement pour la promotion du développement durable et éthique. Tout souscripteur de cette épargne auprès d’une institution bancaire ou directement auprès de la coopérative devient sociétaire et membre de la coopérative. Il peut ainsi bénéficier des activités socioéconomiques de la coopérative et de ses services.
La coopérative doit suffisamment informer les souscripteurs à cette épargne sur les circuits d’investissement de leur argent.
c/ La Caisse de solidarité institutionnelle(CA.S.I.)
C’est l’ensemble des subventions que les Etats, les Gouvernements, les Institutions internationales et les congrégations religieuses octroient à la coopérative à travers le monde pour participer à cette ambition de solidarité internationale.
d/ Les Partenaires
AKIBA-FINANCES prévoit des partenariats financiers pour soutenir ses activités économiques et élargir la visibilité des projets. Ces partenaires appartiennent à des structures diversifiées tant dans leur forme juridique que dans leur mode d’intervention qui doivent être similaires aux objectifs de HUMANITAS INTERNATIONAL. On peut citer entre autres :
- Les Associations
- Les ONG financières
- Les entreprises citoyennes
- Les institutions de micro finance
- Les mutuelles de solidarité
- Les coopératives d’épargne et de crédit
- Les Banques de soutien au développement social et éthique.
Pour devenir membre sociétaire de la coopérative, il faudra souscrire des parts qui permettront la constitution du capital de la société financière. Ce qui donne accès à un certain nombre de services d’épargne, de crédit, d’assurance, de transfert d’argent et des services à la personne. Ces placements solidaires permettent aussi à AKIBA-FINANCES de se développer et peuvent entrainer des réductions fiscales importantes pour les souscripteurs pour ISF(impôt sur le revenu).
1- L’épargne
Pour son bon fonctionnement, AKIBA-FINANCES prévoit la mise en place de deux types d’épargnes :
- L’épargne à moyen terme
- L’épargne à long terme
a) - L’épargne à moyen terme
Les membres sociétaires ont la possibilité d’épargner des sommes à moyen terme pour des projets personnels. Cette épargne reste à leur disposition à tout moment. Les sociétaires associés peuvent épargner par jour ou par semaine auprès des points d’épargne agréés. Les salariés et les épargnants individuels peuvent déposer leur épargne soit à l’agence directement soit autoriser des prélèvements sur leurs comptes courants.
b)– L’épargne à long terme
Des placements à long terme sont rémunérés sur une durée de 25 mois à 10 ans. Ces fonds permettent d’investir dans l’économie sociale et solidaire, le logement, l’éducation, la santé et le tourisme solidaire. Ils sont acheminés à la coopérative par des Délégués ou individuellement par les souscripteurs indépendants
2- Le crédit
Pour accompagner et soutenir les membres, la coopérative met en place deux types de services de microcrédit à taux réduits :
- Les crédits à la consommation
- Les crédits d’investissement
a)Les crédits à la consommation
Ces prêts permettent aux membres de financer des besoins spontanés et imprévus nécessitant l’assistance et la solidarité (voyage pour obsèques, problèmes de scolarités, soutien à la famille, et autres). Dans le cas des groupes, les délégués sont consultés avant toute attribution et pour les particuliers, des garanties seront demandées.
b) Les crédits d’investissement
Pour accompagner les porteurs de projets, la coopérative opte pour la mise en place d’une couveuse des initiatives des demandeurs d’emprunts. Ainsi, pour un membre souscripteur voulant créer un salon de coiffure par exemple, nous évaluerons ensemble le niveau de qualification du demandeur par rapport à son corps de métier, les charges de lancement du projet et la stratégie de remboursement. Après avoir évalué les risques en concertation avec le groupe d’épargne et le Délégué, la coopérative s’engagera à financer le projet selon le protocole de solidarité suivant :
- Une convention est signée entre la coopérative et le demandeur spécifiant clairement la nature des relations
- La coopérative fait toutes les formalités administratives de création d’entreprise auprès des autorités. Elle est cogérante
- La coopérative se charge de fournir toute la logistique de l’activité à travers un fournisseur agréé et prend en charge les loyers des trois premiers mois.
- Après un mois de fonctionnement, un plan de remboursement est mis en place pour fixer le montant des dépôts hebdomadaires chez le Délégué
- La coopérative est cogérante de l’activité jusqu’à épuration complète de remboursement des fonds engagés avec les intérêts inclus.
- Après remboursement total de l’investissement, la coopérative passe la propriété au demandeur. Le tout sous la base de la confiance
- Les remboursements peuvent s’effectuer par jour ou par semaine selon l’activité du porteur.
3 – L’assurance
La coopérative prévoit la mise en place de deux types d’assurance :
- Une assurance obsèques
- Une assurance de solidarité maladie (ASSUMA)
a) Assurance obsèques
Cette assurance permettra le soutien des proches pour l’organisation des obsèques dans le pays d’origine des membres. En cas de décès d’un membre, de son conjoint ou de son enfant, cette assurance pourra financer le retour de la dépouille mortelle au pays d’origine.
b) – Assurance de solidarité maladie (ASSUMA)
En souscrivant à cette assurance, les membres pourront protéger leurs proches en leur permettant de bénéficier d’une couverture de soins de santé dans les pays en voie de développement.
4- Le transfert d’argent
Un membre de la famille lointaine peut éprouver une difficulté spontanée et imprévue qui demande votre intervention. Si le sociétaire se trouve sans argent, il n’a pas à se faire de soucis. Il a juste besoin de se rendre à l’agence où un service de transfert d’argent sera mis à la disposition des sociétaires. A travers leur carte de membre, ils pourront effectuer des transferts d’argent à partir de leur épargne à des taux très concurrentiels. En cas d’indisponibilité, un crédit pourra leur être octroyé pour répondre à l’urgence.
5 – Services solidaires aux membres ( PHILANTHROPIS)
C’est un réseau d’entraide et de solidarité prévoyant le troc de services entre les membres de l’association et de la coopérative dans un cadre de proximité. Les services à la personne coûtent de plus en plus cher et ne sont pas accessibles aux nécessiteux qui en ont vraiment besoin. La controverse veut que les chômeurs, rmistes, familles nombreuses et les retraités en soient les plus grands demandeurs mais ne puissent pas payer des heures aux prix du marché. Nos clients pourront bénéficier de ces services autrement. Avec le soutien de l’association, la coopérative compte organiser un réseau d’entraide sous la forme d’un forum. Ce dernier permettra aux membres de trouver un cadre d’échanges de services sur des occupations ménagères au quotidien (repassage, jardinage, déménagement, soutien aux personnes âgées etc...). Un service d’affichage sera mis à la disposition des membres à l’agence et la coopérative publiera également une lettre d’information hebdomadaire et un site internet qui se chargeront non seulement d’informer les épargnants solidaires sur les circuits de leur argent mais aussi de publier les offres et demandes de services pour permettre aux membres de se connecter et de s’entraider sans intermédiaire . Ce forum s’étendra à l’international pour permettre aux membres de bénéficier de la solidarité d’un autre membre à l’autre bout du monde.
Ainsi, un membre vivant en France pourra être reçu, guidé, conseillé ou hébergé par un autre membre vivant à l’autre bout du monde grâce au forum des membres sur le Net. Les membres devront donc souscrire à la Carte de Solidarité Internationale(PHILANTHROPIS) pour profiter de ces services à la personne. Cette carte offrira également d’autres avantages aux touristes et voyageurs solidaires comme la réduction des tarifs auprès des compagnies aériennes et des Hôtels partenaires. Le prix de cette carte de solidarité sera arrêté par le comité pilote du programme PHILANTHROPIS. Au lieu de se partager les dividendes, AKIBA-FINANCES prévoit de rendre des services en nature à ses sociétaires en guise de compensation à leur participation à son programme d’investissement social et solidaire.
Plusieurs autres actions sociales seront mises en place dans les domaines de l’accompagnement à la scolarité et du logement social afin de contribuer à l’amélioration de la qualité de vie des sociétaires.
N.B :Pour accompagner la coopérative, l’Association prévoit la formation gratuite des Gérants et des porteurs de projets dans leur corps d’activité et sur les techniques de la microéconomie et de gestion pour faciliter l’accès au crédit et leur permettre d’intégrer l’environnement économique avec plus de sérénité et de confiance en soi. Pour y parvenir, HUMANITAS INTERNATIONAL prévoit :
- L’accompagnement des bénéficiaires de crédits
- Le soutien institutionnel
- Conseil- organisation- formation- gestion des difficultés
- Soutien à l’épargne pour le remboursement du crédit obtenu
- Assistance au développement de l’activité
Les fonds d’AKIBA-FINANCES interviennent exclusivement dans le domaine de l’économie solidaire et éthique car son objectif est de promouvoir le développement humain. Ainsi aura t- on en priorité :
- L’éducation - solidarité internationale
- La santé - la culture
- La formation et l’emploi - le logement
- L’ agriculture - l’économie soc.
Pour cette phase d’expérimentation, un club des membres sera créé dans chaque Région pour fédérer l’épargne des points agréés. C’est un établissement créé par l’association pour stimuler un esprit de solidarité de la part des membres et faciliter leur rencontre autour d’activités culturelles et gastronomiques. Le Gérant du club se chargera donc de collecter l’épargne hebdomadaire apportée par les Délégués .Une réunion aura lieu une fois chaque mois au club pour faire le point des cotisations et permettre aux membres de présenter leurs projets d’entreprise. A côté de cela il y aura de la musique en live et des mets que les membres pourront consommer à des prix raisonnables. Les bénéfices de ces recettes seront également versés dans la caisse d’investissement social et solidaire pour renforcer son capital. Le principe voudra donc que dans chaque région, à partir de 10 délégués (100 membres) un club des membres soit créé pour fédérer l’épargne et élargir le réseau autant que possible et préparer le terrain à la mise en place de la Coopérative. De la même manière, des comités de gestion seront chargés de superviser les activités de ces clubs pour remonter les informations jusqu’au plus haut niveau de l’association. Les clubs seront ouverts toute la semaine et serviront des plats et de la musique d’une grande diversité. Les dépôts d’épargne se feront les Weekends après midi puis suivront des prestations musicales pour rapprocher les membres.